Frédéric HÉBRAUD
 Frédéric HÉBRAUD

Le diabète du chat

 

 

Le diabète sucré félin est une maladie endocrinienne du chat dont la cause principale est une alimentation inadaptée.

 

C'est un excès permanent de glucose ("sucre")  dans le sang, dû à une régulation hormonale déficiente et/ou  à une capacité diminuée des cellules à utiliser le glucose comme source d'énergie.

 

 

Sans entrer dans les subtilités des différents types de diabète sucré, il a été établi que l'obésité était la cause principale du diabète chez le chat (2): l'obésité est directement corrélée à la résistance à l'insuline (2). L'insulino-résistance  est la caractéristique majeure du diabète sucré félin (3). 

 

Le pancréas réagit au surpoids en deux phases :

  • La première est une hypersécrétion d'insuline, d'autant plus grande que la surcharge graisseuse est importante. L'hyperplasie des îlots de Langerhans est due à l'excès de glucose  stimulant la sécrétion d'insuline et à une hyposensibilité des gros adipocytes (puisque déjà remplis) à l'insuline entraînant une hypersécrétion compensatoire.

 

  • L'hyper-insulinémie compensatrice peut alors entrainer un épuisement des cellules β du pancréas (cellules responsables de la sécrétion d’insuline). Cet épuisement va entrainer des obésités diabétiques, mais aussi, chez le chat, une diminution du rétro-contrôle des phénomènes hyperglycémiants.

 

Le diabète félin s'apparente au diabète de type 2 de l'homme et contrairement au diabète de type 1 humain qui est insulino-dépendant (il doit être traité avec de l'insuline), le diabète félin ne nécessite généralement pas d'avoir recours à l'insuline pour être traité.

 

Le diabète de type 1 est une insuffisance ou une absence de sécrétion de l'insuline. Le diabète de type 2 est une altération de l'action de l'insuline; il peut être accompagné ou pas d'un défaut de sécrétion de l'insuline. Comme l'insuline est inactive sur ses tissus cibles lors de diabète de type 2, il n'est pas nécessaire d'en injecter aux animaux souffrant de ce type de diabète.

 

Or, ces 30 dernières années, l'obésité n'a cessé de progresser et actuellement elle est devenu très fréquente dans la population féline: 20 à probablement 35-45% des chats sont en surpoids ou obèses (Lund, 2005; German, 2006).

 

Malheureusement pour eux, les chats obèses ont environ 4 fois plus de risques de développer un diabète que les chats maigres et 60% des chats obèses deviennent diabétiques (2).

Le degré d’obésité semble aussi être directement lié à l’augmentation du risque de diabète sucré: les chats en surpoids et les chats obèses ont respectivement 2,2 fois et 6 fois plus de risques d’être diabétiques que les chats à poids optimal.

 

La tolérance au glucose est bien plus faible chez les chats en surpoids que chez les chats en poids optimal: il y a une très bonne corrélation entre le poids du chat et la tolérance au glucose.

 

Comme chez l'homme, l'obésité chez le chat est due à une alimentation trop riche par rapport aux besoins énergétiques des individus, à un manque d'activité physique, et surtout à un régime alimentaire déséquilibré.

 

Le chat a, en plus, des caractéristiques physiologiques qui le distinguent de l'homme et qui ne sont pas  prises en considération lorsqu’il s’agit de le nourrir.

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